lundi 25 juillet 2016

La traduction littéraire et ses bizarreries

Il s’agit de l’un des domaines les plus importants de la traduction et probablement peu d’entre nous se rendent compte de son impact sur nos vies. Nous parlons de la traduction littéraire, un travail dont la fonction est cruciale afin que chaque texte ait du sens pour le lecteur et lui transmette le message que l’auteur a voulu faire passer.

Mais, quelles sont les compétences que doit avoir un traducteur littéraire ? Quelles sont les erreurs de ces professionnels qui sont entrés dans l’histoire ? Et leurs travaux les plus importants ? Nous les aborderons dans les lignes suivantes.

traduction litteraire



Commençons par ce que nous considérons comme des compétences fondamentales qu’un traducteur littéraire doit avoir. Dans ce sens, la plupart des spécialistes répondent à l’unisson. Un traducteur littéraire doit prendre en compte les particularités du texte littéraire et être suffisamment sensible pour capter son rythme et sa musicalité, facilitant ainsi le transfert culturel d’une mentalité à l’autre.

Nous nous accordons tous à dire que la traduction d’une œuvre littéraire n’a rien à voir avec la traduction d’un rapport scientifique ou un document dont le langage est très spécifique. Il existe cependant des cas à travers l’histoire, dans lesquels les traductions ont fait preuve de beaucoup d’inventivité et de peu d’exactitude. Un des exemples les plus fantaisistes est celui de Constance Garnett, auteur de la traduction de presque soixante-dix noms de la littérature russe et dont le travail est connu pour sa rapidité, ses erreurs syntaxiques et grammaticales et la réduction considérable de la longueur des textes.

Parmi ses traductions l’on compte celle des œuvres de Tolstoï, Dostoïevski et Gogol. Un travail resté intact pendant près d’un siècle, jusqu’à ce que dans les années quatre-vingt-dix, des versions plus fidèles de ces textes traduites par Pevear et Volokhonsky aient été publiées.

Cet exemple nous amène à réfléchir sur le but de la traduction littéraire et sur l’importance du rôle du traducteur. En fait, l’exemple de Garnett reste plutôt une exception, dans la majorité des cas, c’est le contraire. Prenons par exemple l’œuvre de Gabriel García Márquez, récemment décédé. Sa version en langue anglaise traduite par Rabassa constitue un travail qui pour de nombreuses personnes a fortement contribué au fait que l’auteur obtienne le prix Nobel.

Ainsi, une bonne traduction doit se caractériser de la manière suivante : elle doit donner l’impression d’être écrite dans la langue d’origine, refléter le style qui caractérise l’écrivain en question et, bien sûr, adapter tous les éléments qui rendent la lecture plus difficile à cause des barrières culturelles, y compris dans le cas présent, une position subjective du traducteur, même si à petites doses.


Il s’agit de la seule façon de profiter d’une lecture fidèle du message qu’un auteur a voulu faire passer, indépendamment de la langue cible et de la difficulté de la traduction du texte. Voici les secrets que nous venons de révéler et qui témoignent de l’importance d’une traduction professionnelle, efficace et fiable pour toute œuvre littéraire.

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